Comment sourit-on ?

En remontant la bouche, les yeux, le front, les narines et les oreilles grâce aux muscles peauciers, aptes à effectuer des mouvements rapides et innervés par le nerf facial. 15 muscles entrent en jeu dans le sourire, dont le buccinateur, l’occipital, l’orbiculaire, le petit et le grand zygomatique.

À quel âge sourit-on pour la première fois ?

C’est un acte inné comme la succion. Dans les premières semaines de la vie, le sourire est un signe d’attachement : s’il n’y a pas de réponse aux sourires du nourrisson, leur fréquence diminue jusqu’à devenir nulle. On distingue : -le sourire « réflexe » : dès la naissance, ces mouvements buccaux liés au sommeil font penser à des sourires. Et, le sourire « social non sélectif », vers le 14e jour, déclenché par une personne chez un nourrisson éveillé.

Pourquoi sourit-on ?

Le sourire est un signal muet de sociabilité : généralement signe d’apaisement, il informe sur l’absence d’agressivité. Pour le naturaliste anglais Charles Darwin (1809-1882), le sourire s’explique par le principe dit «des habitudes utiles» : «dans la joie, on pousse naturellement des cris, le cri exige la bouche ouverte et la bouche ouverte exige à son tour les contractions en question qui se produisent à l’état faible dans le sourire».

Existe t-il plusieurs formes de sourire ?

Certains distinguent le sourire « physique » du sourire « moral ». Le sourire physique serait une réaction mécanique due, par exemple, à une excitation légère du goût, de l’odorat ou de la vue. Le sourire moral, plus complexe, se diviserait en deux catégories : le sourire contrôlé «sans plaisir», motivé par les actes de la vie sociale où nous voulons être polis. Le sourire « avec plaisir » ou « vrai », qui accompagne les sentiments positifs. On parle aussi du sourire « commentaire » par lequel nous exprimons notre prise de distance avec le monde qui nous entoure : on peut ainsi, par un sourire, se sortir d’un embarras, sauver la face, montrer sa désapprobation par rapport à une situation, etc.

Quelle est la différence entre smiley, émoticône et emoji ?

Humour, tristesse, bouderie… Les smileys, émoticônes et émojis peuvent tout exprimer dans les mails ou les SMS. De l’anglais smiley face (visage content), ces messages des émotions ont un ancêtre lointain : le chiffre 73, instauré dans le code Morse en 1857 pour exprimer l’amour et les baisers. Franklin Loufrani, journaliste à France Soir, a déposé la marque en 1971. L’émoticône est une petite image pouvant être fixe ou animée, et de manière générale une forme là où elle est possible. Le MoMA a ajouté à sa collection en 2015 les 176 symboles conçus à la fin des années 1990 pour l’opérateur japonais NTT Docomo.

D’où vient l’expression « un sourire Ultra brite » ?

En 1981, un spot publicitaire pour une marque de dentifrice américaine frappe tous les esprits : un homme s’élance du haut d’une falaise pour récupérer, entre ses dents éclatantes, l’œillet lancé  dans les eaux par une jeune femme. Le sourire Ultra brite, du nom de ce premier dentifrice blanchissant commercialisé depuis 1968, était né ! Traduction : un sourire étincelant – « bright » voulant dire  brillant en anglais – à l’image d’une Américaine glamour et conquérante.

D’où vient le mot « sourire » ?

Apparu au Moyen-Age, il vient du latin populaire « sub-ridere » qui signifie prendre une expression rieuse ou ironique. Le mot « sourir » a fait son apparition au XVe siècle. On a écrit un « souris » jusqu’au XIXe siècle. Dans l’édition 2018 du Petit Robert, Alain Rey choisit une citation radieuse de Victor Hugo : « L’automne souriait »

Les animaux sourient-ils ?

On trouve un rictus analogue au sourire chez les mammifères. Il indique, chez certaines espèces, un signal de fuite, de frustration ou d’inconfort. Chez d’autres, il indique la soumission ou l’attachement et il est plutôt un indicateur de contacts sociaux favorables. Un dominant apaise ainsi un dominé, un mâle persuade une femelle de se laisser approcher. En 1872, dans son ouvrage « L’Expression des émotions chez l’homme et les animaux », le naturaliste Charles Darwin décrit un certain nombre de mammifères arborant un sourire. Aujourd’hui, une chercheuse en éthologie à l’Université de Pise, Elisabeth Palagi, affirme : « les singes (bonobos, gorilles, chimpanzés), les chiens et les ours sourient ». Le sourire serait également intentionnel. Une expérience a montré qu’un bébé singe jouant en présence de sa mère sourit davantage que si elle n’est pas dans son environnement.