L'actualité du Musée du sourire

1996-2026 : les 30 ans du Musée du sourire

Alexia Guggémos, vous célébrez les 30 ans du Musée du sourire à la Mairie du 17ᵉ arrondissement de Paris, du 17 septembre au 15 novembre 2026. Comment est née cette aventure inédite ? Le Musée du sourire est né en 1996 avec une intuition simple : créer un musée virtuel sur Internet. L’idée était de faire d’un geste universel, fugace et immédiatement reconnaissable un véritable sujet d’étude plastique. Trente ans plus tard, l’« Expo SOURIRE » réunit une trentaine d’œuvres à la Mairie du 17ᵉ. L’objectif est de montrer que ce motif dépasse la pure expression de la joie pour interroger en profondeur notre rapport à l’autre. En parcourant l’exposition, on réalise vite qu’un sourire n’est jamais neutre. Comment les artistes classiques et pop s’en emparent-ils ? Ils révèlent toute son ambivalence ! Prenons le pichet en céramique Tête de Pablo Picasso (1956) : d’un côté, le visage est solaire ; de l’autre, il se déforme et devient inquiétant. Chez Roy Lichtenstein, le sourire mécanique des comics interroge la fabrication du bonheur standardisé. D’autres lui donnent une portée politique ou critique, comme Hervé Télémaque qui détourne l’imagerie coloniale de Banania, Nari Ward qui enferme des « sourires racialisés » dans des boîtes…

Célébration des 30 ans du Musée du sourire - du 17 septembre au 15 novembre à la Mairie du 17e de Paris

Expo SOURIRE, à la Mairie de Paris 17e

De Picasso à la création contemporaine, du 17 septembre au 15 novembre 2026, la Mairie du 17e arrondissement de Paris vous invite à découvrir l’Expo SOURIRE. Cette exposition célèbre un anniversaire très spécial : les 30 ans du Musée du sourire ! Trente ans après sa naissance numérique, la Mairie du 17ᵉ devient le cadre d’une rencontre entre art, humour, photographie et création contemporaine. L’exposition SOURIRE réunit une trentaine d’œuvres qui retracent les multiples facettes d’une expression qui questionne en profondeur notre rapport à l’autre. L’intention curatoriale « Si tu souris, je vois le monde entier » 📍 Infos pratiques : ANDRÉ ● Anthony ASAEL ● Tiziana et Gianni BALDIZZONE ● BANKSY ● Gilles BARBIER ● BEN ● Roman CIESLEWICZ ● Julien DAVROU ● Joël DUCORROY ● François FONTAINE ● John HAMON ● Karin LEWIN ● Roy LICHTENSTEIN ● Mireille LOUP ● Fabrice MIDAL ● NØNE FUTBOL CLUB ● ORLAN ● Pablo PICASSO ● Agatha RUIZ DE LA PRADA ● Andres SERRANO ● Hervé TÉLÉMAQUE ● Louis VERRET ● Thoma VUILLE ● Nari WARD ● Thomas WATTEBLED ● Sabine WEISS ● Agnès WINTER ● YAK

Pichet au sourire de Picasso

Le Pichet Tête au sourire de Picasso

Le Musée du sourire a enrichi ses collections grâce à l’acquisition d’une pièce d’exception : un pichet Tête de Pablo Picasso façonné en 1956. Cette œuvre en céramique captive le regard par sa dualité fascinante. D’un côté, l’artiste a dessiné un visage au sourire diablotin, tandis que l’autre face dévoile une expression tout aussi malicieuse. À cette époque, Picasso se rend quotidiennement à l’atelier Madoura à Vallauris pour façonner la terre. Cette double facette sur le pichet suscite une interrogation : le maître espagnol a-t-il voulu représenter ses propres enfants ? En 1956, son fils Claude, né en 1947, célèbre ses 9 ans, tandis que sa fille Paloma, née en 1949, atteint l’âge de 7 ans. Dans le feu de l’atelier, Picasso puise son inspiration dans la spontanéité de l’enfance qui l’entoure. Une séquence unique dans son oeuvre. Ce pichet incarne la tendresse et l’humour que le peintre aimait insuffler à l’argile de Vallauris. En savoir plus sur great-artmag.com

Le Musée du sourire imagine son architecture du futur avec l’IA

À l’occasion de la MuseumWeek 2026, du 1er au 7 juin, le Musée du sourire a lancé une expérience originale. On a demandé à l’intelligence artificielle d’imaginer son bâtiment idéal. Le résultat s’inspire des formes fluides de l’architecte Zaha Hadid. Les courbes évoquent un sourire ouvert sur le monde. La lumière occupe une place centrale. Chaque espace invite à la rencontre et au partage. #IAMuseesMW > En savoir plus sur la MuseumWeek 2026 sur great-artmag.com

Acquisition d’une tête de Korè : un jalon archaïque pour le Musée du sourire

Visage juvénile, lèvres fines, tendues, relevées avec une retenue caractéristique… la tête de la Korè en terre cuite s’inscrit dans la tradition des statues votives féminines offertes aux sanctuaires entre le VIIᵉ et le milieu du Vᵉ siècle av. J.-C. L’œuvre conserve l’essentiel : une douceur sculptée et surtout un sourire, trace fondatrice de l’expression dans l’art occidental. Dans la pensée grecque, cette présence lumineuse relève de l’agalma : un objet qui charme, qui honore, qui élève. La Korè incarne ce principe et traverse les siècles avec la même intensité retenue. En rejoignant les collections du Musée du sourire, en novembre 2025, lors d’une vente chez Artcurial, cette tête de Koré dialogue naturellement avec une autre figure emblématique : la Korè au Péplos (vers 530 av. J.-C.), conservée au Musée de l’Acropole d’Athènes. Même retenue du geste, même sourire à peine esquissé, même élégance des lignes influencée par la mode ionienne.

Les 30 ans du Musée du sourire racontés dans un livre : « Rares sourires »

Rares sourires : trente ans d’une quête du vrai visage ! Pourquoi le sourire est-il si rare dans l’art ? C’est à cette question que répond Alexia Guggémos dans Rares sourires – Enquête dans les musées du monde (Édilivre, novembre 2025). En 118 pages, la critique d’art et fondatrice du Musée du sourire condense trente années d’observations, de voyages et de rencontres, pour décrypter cette émotion universelle, pourtant si peu représentée dans l’histoire visuelle. Du trait préhistorique aux pixels contemporains, Alexia Guggémos déroule une exploration sensible et érudite des formes, des interdits et des symboles du sourire. Chaque époque, chaque culture, chaque œuvre rencontrée devient un miroir de nos manières d’habiter le monde. Le sourire, fil discret mais tenace, relie les visages de pierre, de toile ou d’écran à notre humanité partagée. Ni essai académique ni simple carnet de route, Rares sourires tient de la méditation visuelle. On y lit autant la sociologue du numérique que la poète du regard. À travers les pages, le livre retrace aussi les trente ans du Musée du sourire, premier musée virtuel créé en 1996, bien avant l’ère des métavers. Ce voyage à travers les siècles et les visages révèle une vérité simple :…

Une Journée mondiale du sourire en octobre

Vendredi 2 octobre 2026, célébrons la Journée mondiale du sourire ! En 2025, le Musée du sourire a fêté l’événement avec l’artiste suédoise Karin Lewin. Elle a dévoilé son Drapeau sourire – pirate, une œuvre qui a récemment intégré la collection. En France, les associations françaises comme La Chaîne de l’Espoir s’en saisissent pour souligner l’importance du sourire pour des enfants opérés de malformations, et pour faire de cette journée une occasion de sensibilisation.

MuseumWeek 2025 : « Smiling Great Wall in China », une création avec IA par Brice Weber entre dans la collection

Le 2 juin 2025, une œuvre lumineuse entre dans la collection du Musée du sourire. Intitulée Smiling Great Wall in China, elle est née d’un geste à six mains : le trait libre de Philippe Weber, les couleurs vibrantes de Brice Weber, et l’élan scénaristique de Christophe Weber. Trois regards, une même tendresse. La Grande Muraille de Chine serpente dans un paysage de montagnes. Mais très vite, elle se met à onduler, à danser. Deux soleils l’embrasent, les arbres s’ouvrent comme des fleurs. Rien n’est figé : tout respire, tout sourit. Brice Weber donne vie à l’esquisse avec une grâce numérique qui prolonge le souffle du dessin de Philippe Weber. Les couleurs chantent, les lignes murmurent. L’animation, pensée pour la MuseumWeek 2025, explore les possibles de l’IA dans l’art : au service de la poésie, de la transmission, du rêve. Dans cette œuvre originale et pionnière, le sourire éclot dans le mouvement, dans la courbe d’un mur devenu lien, dans la lumière d’un paysage réinventé. Une fresque joyeuse, où l’on avance avec les yeux grands ouverts, et le cœur léger. 👉 Découvrez MuseumWeek2025 et le Musée du sourire📲 Sur Instagram : Brice Weber, Philippe Weber, Christophe Weber

Paris Gallery Weekend : Un fil d’Ariane nommé sourire

La rive gauche à Paris devient le théâtre d’un itinéraire poétique : un parcours baptisé Un fil d’Ariane nommé sourire, imaginé pour la 12e édition du Paris Gallery Weekend en mai 2025. Pensé comme une respiration au cœur de l’effervescence artistique — 75 galeries participantes, plus de 150 artistes —, ce chemin propose de ralentir, de s’attarder, de suivre un fil invisible mais tenace : celui du sourire. Ni emblème creux, ni motif d’agrément, le sourire ici est dense. Il traverse les œuvres comme une énergie souterraine. Il surgit là où on ne l’attend pas, dans une mosaïque pixelisée, une bouche de pierre sculptée il y a des siècles, un geste pictural généreux, une scène de rue dérobée. Présence silencieuse, résistance douce, mémoire transmise. Le sourire devient le cœur battant d’une autre manière de voir — et d’éprouver — l’art. Découvrir le parcours Un fil d’Ariane nommé sourire

Nuit des musées : l’esprit bondissant de Louise Cops à l’honneur

La Nuit des musées est un événement européen qui permet au public de visiter gratuitement des musées et des institutions culturelles pendant une soirée. Organisée pour la première fois en 2005, cette manifestation a lieu généralement un samedi soir du mois de mai. En 2024, samedi 18 mai, le Musée du sourire a ouvert exceptionnellement ses portes à Paris jusqu’à minuit. Au programme de la soirée : la signature du livre de l’architecte et photographe Louise Cops, « Biscoto dans le métro », lancer du petit bonhomme bondissant sur les verrières du musée, loterie de jeux d’artistes, et longues parties de billard… Paris, Munich, NewYork… C’est un regard insolite et tendre qui traverse les scènes de vie croquées par l’artiste belge Louise Cops. Sous l’objectif globe-trotter de cette architecte de formation, qui a grandi au Congo, et vit désormais à Paris, l’esprit décapant et libre s’exprime, nourri de lignes et d’harmonie. L’œil saisit un point de fuite, s’enroule dans des rondeurs surgies d’un banc, embrasse l’espace d’une gare vide de ses trains et de ses voyageurs. « Le flâneur cherche des espaces libres », affirme le philosophe Walter Benjamin dans Le Livre des passages. Un vendeur attend le touriste occasionnel aussi immobile…