Christophe Weber

Le sourire de Julia est une création de Christophe Weber, artiste multimédia français. Rencontré en 2007, à l’occasion du Festival du sourire, Christophe Weber a réalisé un miroir à sourire tel un miroir de maquillage. Programmeur, photographe, il a su créer une machine à produire du sourire en aléatoire, une installation appelée « Lips me ». Le rouge sur les visages photographiés est produit par du code. Ces sourires informatiques sont particulièrement originale. Le Musée du sourire a acquis la planche de sourires de Julia auprès de l’artiste lui-même.

Monsieur Chat

Monsieur Chat est une création graphique de l’artiste franco-suisse Thoma Vuille, apparu en 1997 à Orléans. Il ravit les Parisiens dans le métro, sur les murs lacérés dans la rue… Son chat orangé arbore un sourire enjoué, aussi malicieux que le personnage du roman de Lewis Carroll, Le Chat du Cheshire, dans Alice aux Pays des Merveilles. Un sourire qui ne défaillit jamais malgré ses déboires parfois avec la justice. Dans sa version carton, il a intégré la Collection du Musée du sourire à l’occasion de la FIAC off 2016.

Agnès Winter

300 sourires projetés sur la façade du Rockfeller Center à New-York, c’est l’exploit de la photographe Agnès Winter en 2008. Agnès Winter a créé l’événement à New-York, en projetant sur la face nord du 30 Rockefeller Center, sur la Ve Avenue, les visages souriants des New-Yorkais. « Monument au sourire » est l’intervention la plus spectaculaire jamais accomplie sur le sujet », explique l’artiste à juste titre. Une façon de conjurer l’attentat du 11-Septembre en redonnant le sourire à New-York ! Agnès Winter a célébré les 60 ans de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme (2009) en projetant une centaine de sourires de Parisiens sur la façade du Palais de Chaillot à Paris.

François Fontaine

Photographe globe-trotter, François Fontaine a rapporté de ses voyages en Asie du Sud Est et de la cité d’Angkor au Cambodge au début des années 2000, une série de sourires comme figés dans la jungle pour l’éternité. « Le bouddha d’Angkor » est l’une des plus belles images de ces sculptures abandonnées à la nature. Son talent : capter la fragilité de l’humain, qu’il soit vivant ou sculpté dans la pierre. François Fontaine a expos « Rêves de statues » et « Les christs de Salvador » en 2009 à la Maison Européenne de la Photographie à Paris. Né en 968, le photographe continue à se laisse guider par ses intuitions et ses émotions, à la manière d’un écrivain ou d’un cinéaste.

Joël Ducorroy

Peintre sans pinceau, Joël Ducorroy se définit lui-même comme un artiste « plaquetitien ». Dans un souci constant d’accessibilité, Joël Ducorroy (né en 1955) s’impose comme un humoriste néo-conceptuel qui joue avec le verbe. Son intérêt pour les plaques numérologiques est né de sa fascination pour les hiéroglyphes du Louvre. Il signe ici une nature morte, une photographie en noir et blanc, montrant la statuette d’une déesse, un livre de chevet (« L’Amateur de peinture »), et une plaque numérologique où sont gravés les mots « visage souriant ». Sans aucun doute, le sourire le plus abstrait de la collection du Musée du sourire. En 2007, Joël Ducorroy a décoré le « mur des urgences » de l’hôpital Necker à Paris. Une composition constituée de plaques d’immatriculation de différentes couleurs et de mots clés significatifs comme notamment le mot « sourire » écrit en lettres blanches sur fond rouge.

Claude Closky

La matière première de Claude Closky, ce sont les mots, les signes, les nombres qu’il ordonne et réorganise jusqu’à semer le trouble. Des jeux de pistes altérant les automatismes de nos systèmes de représentation, et un goût de l’accumulation et des classements rationalisés comme à travers ses « 1000 premiers nombres classés par ordre alphabétique ». Le sourire de l’absurde, le sourire d’un « Hihihi » graphique sur une feuille quadrillée a intégréle musée. Claude Closky a joué sur le décalage des petits carreaux. Son rire dessiné est une exception dans le musée, comme tout ce qu’il fait.

Mireille Loup

Photographe et vidéaste, Mireille Loup loge le sourire là où on ne l’attend pas ! A l’Ecole de la Photographie d’Arles, en 1994, Mireille Loup avait exploré le contre-sérieux. On la retrouve à travers une série d’auto-filmages sur Youtube. L’artiste se filme dans le rôle de plusieurs personnages caricaturaux. Elle y dénonce la bêtise haute en couleur. Une parodie du kitsch et une critique acerbe de la société. Née à Lausanne en 1969, Mireille Loup réjouit le monde de son regard acide et tendre.

Catherine Ikam

Catherine Ikam et Louis Fléri créent des environnements virtuels interactifs depuis 1990. Ensemble, ils ont conçu « L’Autre », une cire anatomique réinterprétée par un système de saisie laser, présenté en 1992 à la Fondation Cartier à Paris. « L’Autre » est un visage souriant. Plus on s’approche de la source, plus le simulacre numérique vous sourit. Oscar, présenté en 2007 à la Maison Européenne de la Photographie, sourit de toutes ses dents, un leurre apprivoisé. Son portrait figure dans la Collection du Musée du sourire depuis 2018. Les « Portraits particules » montrés en 2016 à Enghien-le-Bains continuent de surprendre. Et d’autres sourires virtuels à venir.

André Saraiva

Perché sur de longues jambes rectilignes, Monsieur A est un personnage souriant souvent coiffé d’un haut de forme. Ses yeux, l’un rond, l’autre marqué par une croix, semblent vous faire un clin d’œil. André Saraiva est né en 1971 en Suède, ses parents ayant fui la dictature fasciste de Salazar au Portugal pour s’installer au nord de Stockholm. A 13 ans, Monsieur André fait ses premiers graffitis et signe à Paris de son prénom en rose, couleur peu courante dans le graffiti. En 2019, le Musée du sourire fait l’acquisition d’un dessin sur rouleau suspendu chinois auprès de la galerie Magda Danysz.
> Le site de Mr André