D’où vient l’expression « un sourire Ultra brite » ?

En 1981, un spot publicitaire pour une marque de dentifrice américaine frappe tous les esprits : un homme s’élance du haut d’une falaise pour récupérer, entre ses dents éclatantes, l’œillet lancé  dans les eaux par une jeune femme. Le sourire Ultra brite, du nom de ce premier dentifrice blanchissant commercialisé depuis 1968, était né ! Traduction : un sourire étincelant – « bright » voulant dire  brillant en anglais – à l’image d’une Américaine glamour et conquérante.

D’où vient le mot « sourire » ?

Apparu au Moyen-Age, il vient du latin populaire « sub-ridere » qui signifie prendre une expression rieuse ou ironique. Le mot « sourir » a fait son apparition au XVe siècle. On a écrit un « souris » jusqu’au XIXe siècle. Dans l’édition 2018 du Petit Robert, Alain Rey choisit une citation radieuse de Victor Hugo : « L’automne souriait »

Les animaux sourient-ils ?

On trouve un rictus analogue au sourire chez les mammifères. Il indique, chez certaines espèces, un signal de fuite, de frustration ou d’inconfort. Chez d’autres, il indique la soumission ou l’attachement et il est plutôt un indicateur de contacts sociaux favorables. Un dominant apaise ainsi un dominé, un mâle persuade une femelle de se laisser approcher. En 1872, dans son ouvrage « L’Expression des émotions chez l’homme et les animaux », le naturaliste Charles Darwin décrit un certain nombre de mammifères arborant un sourire. Aujourd’hui, une chercheuse en éthologie à l’Université de Pise, Elisabeth Palagi, affirme : « les singes (bonobos, gorilles, chimpanzés), les chiens et les ours sourient ». Le sourire serait également intentionnel. Une expérience a montré qu’un bébé singe jouant en présence de sa mère sourit davantage que si elle n’est pas dans son environnement.

5e édition du Prix littéraire du sourire

Qu’est-ce qu’un bout-rimé ? Un poème, généralement un quatrain, voire un sonnet, composé à partir d’un duo de rimes donné d’avance, des « bouts-rimés ». Ils sont formés en ABBA (rimes embrassées) ou ABAB (rimes croisées). Pour la petite histoire, un jour de 1648, le poète M. Dulot, se plaint qu’on lui ait volé ses 300 « poèmes en blanc ». Il s’agissait en réalité de 300 projets de poésie dont il avait défini les « bouts-rimés ». Risée générale. Le Bad buzz de l’époque ! Depuis le XVIIe siècle, l’exercice consiste à se lancer des défis et oser l’improvisation qui fait mouche comme dans le film « Ridicule » de Patrice Lecomte.

Une fête galante à la Fragonard pour les 20 ans du musée (1996-2016)

Les artistes du musée se sont réunis en janvier 2016 à Paris pour célébrer les 20 ans de la collection autour de la figure de Fragonard, l’un des premiers peintres du sourire. Avec une collaboration inédite : l’installation interactive « Instants Fragonard », par Christophe Weber. Le dessinateur numérique a développé BeCartoon!®, un programme qui permet une interprétation graphique temps réel de la réalité en bande dessinée.

Pourquoi un Musée du sourire

Le Musée du sourire est né un jour de 1996. Je dirigeais alors une revue littéraire et artistique dont le dernier numéro portait sur la guerre. Images d’écorchés, paysages de ruines, approches vertigineuses du vide… J’ai ressenti le besoin de porter mon regard sur des œuvres véhiculant la force d’une émotion positive. Avant tout, la surprise, la joie, la beauté, à la fois dans la grâce et la gravité. Un objectif devenu un leitmotiv : faire aimer l’art d’une façon ludique au plus grand nombre.

Pourquoi y a t-il si peu de sourires dans l’art ?

2020, année de la crise sanitaire et de la disparition du sourire derrière les masques faciaux de protection contre le coronavirus ! Jamais l’expression de la joie et du partage n’aura fait autant défaut. France Télévision a donné la parole au Musée du sourire en cette période d’effacement. Pourquoi y a t-il si peu de sourires dans l’art ? Visionnez le reportage de Karine Augur pour Culture Prime.

L’histoire de l’art pour les nullissimes

Quels sont les plus beaux sourires dans l’art ? Voici le joli commentaire du journaliste Alexandre Crochet : « Experte en art numérique et nouvelles technologies, Alexia Guggémos ouvre aussi à vulgariser l’art. Avec « L’Histoire de l’art pour les nullissimes », elle invite le lecteur à parcourir d’un pas rapide et leste un panorama allant de la Préhistoire à aujourd’hui, résumé à l’essentiel. Non sans humour chez la conservatrice du Musée du Sourire, créé en 1996 sur Internet. Ceux qui connaissent à fond l’art contemporain réviseront tout ce qui précède, et inversement. L’ouvrage agit comme une bénéfique piqûre de rappel, ou un premier pas pour les néophytes. Un panel de dix musées phares, illustrés chacun par une œuvre commentée, complète le livre ».