En 2008, lors d’un voyage au Népal, l’artiste français Invader envahit Katmandou avec ses mosaïques qui ont fait sa renommée dans le monde. Plus d’une trentaine de pays, et une centaine de villes, ont été envahis à ce jour. Une conquête de l’espace urbain qui trouve son apogée avec une œuvre placée à bord d’un vaisseau spatial, Ariane5 en 2015. Dans les contreforts de l’Himalaya, le bouddhisme entre alors en résonance avec son travail. Non plus tant un espace physique mais un espace intérieur, une quête du spirituel ancrée dans la méditation. C’est ainsi qu’il s’empare de la figure rayonnante du Dalaï-Lama.
A l’Ecole des Beaux-Arts de Paris, l’artiste s’est formé aux nouvelles technologies. Son univers s’inspire du jeu vidéo. Une forme s’impose, celle du pixel. Nourri à l’histoire de l’art, il entreprend de revisiter le Cubisme. Le Rubikcubisme est né. Réalisé en 2008, dans l’intimité de son atelier de Montreuil (Seine-Saint-Denis) en région parisienne, le tableau d’Invader est composé de 400 Rubiks cubes, le plus grand format de sa série « good man » et « bad man » initiée en 2005.
L’œuvre est une synthèse de la cosmologie bouddhiste, celle des trois royaumes : le royaume du désir, le royaume des formes et le royaume de l’invisible. « Même au plus sombre de l’âge des Ténèbres, il y a toujours de la lumière. Cette lumière arrive avec un sourire, le sourire de l’intrépidité, le sourire qui consiste à réaliser le meilleur du potentiel humain. » Dalaï-Lama
Acquis en 2010 directement auprès de l’artiste, « Le portrait du Dalaï-Lama » en 400 Rubiks cubes a intégré la collection du Musée du sourire jusqu’en 2021.
