Sous le regard de la femme âgée dessinée par Gilles Barbier, un monde intérieur se dévoile. Ses rides deviennent des lignes de vie, des récits condensés dans un sourire qui accueille autant qu’il interroge. Habiter le visage (2017) capte moins un instant qu’un ensemble d’histoires suspendues.

Les baraques miniatures installées dans les plis du visage bâtissent un paysage mental. Elles fonctionnent comme des postes d’observation. 

L’œuvre questionne la manière dont un visage devient un territoire : une topographie de ce que nous traversons. Elle brouille les frontières entre réel et imaginaire et invite à combler les interstices, à projeter nos propres récits. Que raconte cette femme ? Et que projetons-nous, nous-mêmes, sans le savoir ? Ses œuvres sont des invitations à circuler dans les zones marginales de la pensée.

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