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Anthony ASAEL PDF Imprimer Envoyer


Globe-trotter, Anthony Asael, 35 ans, a fondé  en 2004 l'association "Art in All of Us" dont l'objectif est de sensibiliser les enfants des pays les plus démunis à l'art sous toutes ses formes. C'est au cours de l'une de ses missions au Congo que la photo gagnante a été prise. De ses voyages, Anthony Asael a tiré un livre magnifique que je vous invite à commander sur le site www.artinallofus.org. "Ces sourires sont une ode à la vie" a reconnu Sabine Weiss. Rencontre avec Anthony Asael en quelques questions.


Vous êtes le grand gagnant du Festival du sourire 2009. Dans quel contexte cette photo a t'elle été prise ?

Anthony Asael : Cette photo a été prise durant les ateliers de "Art in All of Us" au Congo. On y enseignait la photo « créative » dans une petite école de la banlieue de Brazzaville. Les élèves âgés de 9-10 ans apprenaient à manier un appareil photo et à l’utiliser pour exprimer des idées. Ici, le thème était les rêves. Il était midi. J'ai donc demandé aux enfants de s’imaginer 12 heures plus tard et chacun d’entre eux s'est alors imaginé regardant une étoile dans le ciel.

Quelle est la vocation de "Art in All of Us" ?
Anthony Asael  : Je l'ai fondé avec Stéphanie Rabemiafara, une jeune-femme d'origine malgache, il y a 5 ans. Notre association promeut la tolérance et les échanges culturels dans les écoles du monde en y organisant des ateliers créatifs. Soutenus par des organisations telles que l’UNICEF, SOS Villages Enfants, Fundacion America et avec l’aide indispensable de son important réseau de plus de 400 volontaires, nous développons des activités artistiques qui ont déjà touché plus de 18 400 enfants et 300 écoles dans 192 pays.

Anthony-Asael2.jpgComment le sourire s'est-il imposé à vous ?
Anthony Asael : Nous sommes assaillis d’images négatives. Je voudrais les contrebalancer  par des rires et des sourires qui font tant de bien à ceux qui les reçoivent ou les voient. On dit que le rire est contagieux, cependant je crois que les sourires le sont tout autant sinon plus, car ils restent avec nous tout au long de la journée. Stephanie a la même philosophie.

On a besoin plus d'utopie dans la vie ! Je suis d'ailleurs ambassadeur de l'éducation artistique des enfants dans le monde dans la République utopiste d'Uzupis à Vilnius, en Lituanie, dont je viens de découvrir que vous êtes vous-même ambassadrice du sourire, Alexia ! C'est grâce au réseau Facebook et la page de la République d'zupis que j'ai appris l'existence de ce concours auquel j'ai eu tout de suite envie de participer. Nous suivons la même démarche sans nous connaître !

Sur les 192 pays traversés, pensez-vous qu'il existe des populations plus souriantes que d'autres ?
Anthony Asael : Même parmi les plus démunies on trouve des sourires ravageurs. Cependant, il y a deux pays où les sourires d’adultes m’ont marqué : le Sri Lanka et la Birmanie.

Dans la vie, quels ont été vos plus grands déclics ?
Anthony Asael : A l’âge de 5 ans, j'ai tenté mon premier voyage en solitaire sur un bateau pneumatique, prêt à traverser la Méditerranée ! Mais une patrouille italienne m'a retrouvé... Dans l’espoir de tempérer mes envies de découverte, ma mère m'a alors parlé de la passion qu’avait mon grand-père pour la photo. Ce fut peut-être mon premier (de)clic.


Le photographe belge a reçu des mains de Sabine Weiss et de moi-même à la Maison Européenne de la Photographie, le Grand Prix du Festival du sourire 2009. Ce prix est décerné par un jury présidé par la célèbre photographe humaniste, pour récompenser la plus belle expression parmi plus de 3 500 clichés. Ces photos ont été recueillies lors du concours organisé sur Internet et dans les voitures iDTGV durant le mois de novembre 2009, avec la participation de Kodak.

 
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