
Invader propage le sourire partout dans le monde. Son portrait souriant du Dalaï-Lama résonne comme une icône.Ce portrait du grand maître bouddhiste est composée de 400 Rubik’s Cubes chinois (format 111cm x 111cm). Un travail inauguré en 2005 avec la série des « bad men », des membres de la bande à Bader au satanique JR, le sale type de la série Dallas au sourire sardonique. Puis sont venus les portraits des « gentils », comme celui du Dalaï-Lama. Des icônes universelles inscrites dans l’inconscient collectif détournées par l'artiste. Depuis 10 ans, Invader a posé subrepticement près de 4 000 mosaïques-pixel dans des dizaines de villes, à travers 32 pays. Et notamment, quelques smileys... En toute réjouissance, et surtout en toute illégalité, sur les murs, les façades, les ponts, au coin des rues ou des avenues, à Paris, New York, Londres, Tokyo, Bangkok, ou encore Los Angeles… Ce leader du Street art suit un plan d’occupation très méthodique, suivi pas à pas sur Internet - le musée du sourire est désormais contaminé. Cet ancien étudiant des Beaux-Arts de Paris et diplômé d’un master en hyper média a publié l’album des 500 premiers space invaders à Paris, Il a décidé d’installer sa base arrière à Montreuil, en Seine-Saint-Denis. Dans son atelier baptisé « L’unité centrale », il prépare ses prochaines expositions. Il est représenté par Jonathan LeVine, à New York, et par la galerie Lazarides à Londres.
|