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D’où vient le mot sourire ?
Apparu au Moyen-Age, il vient du latin populaire « sub-ridere » qui signifie prendre une expression rieuse ou ironique. Le mot « sourir » a fait son apparition au XVe siècle. On a écrit un « souris » jusqu’au XIXe siècle.

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Qu’est-ce qu’un sourire ?
Le sourire est l’expression faciale non verbale d’une émotion. Il naît de sentiments positifs comme le plaisir, la gaieté, l’affection, la tendresse, la sympathie, mais aussi négatifs comme l’ironie, le mépris ou la cruauté.

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Pourquoi sourit-on ?
Le sourire est un signal muet de sociabilité : généralement signe d’apaisement, il informe sur l’absence d’agressivité. Pour Darwin, il s’explique par le principe dit « des habitudes utiles » : « dans la joie, on pousse naturellement des cris, le cri exige la bouche ouverte et la bouche ouverte exige à son tour les contractions en question qui se produisent à l’état faible dans le sourire ».

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Comment sourit-on ?
En remontant la bouche, les yeux, le front, les narines et les oreilles grâce aux muscles peauciers, aptes à effectuer des mouvements rapides et innervés par le nerf facial. 15 muscles entrent en jeu dans le sourire, dont le buccinateur, l’occipital, l’orbiculaire, le petit et le grand zygomatique.

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Quelle est la différence entre le sourire et le rire ?
Malgré son étymologie, le sourire n’est pas une forme affaiblie du rire : chacune de ces expressions à ses motivations propres et a évolué indépendamment. Le sourire intervient dans un contexte de rencontre sociale entre deux individus : c’est la lente transformation d’une mimique de soumission craintive -dite « bouche ouverte, dents découvertes »- en expression de non hostilité. Le rire intervient dans un contexte de jeux : c’est la transformation de la mimique faussement agressive -dite « visage détendu, bouche ouverte »- en expression d’amusement. Avec le rire, la respiration devient saccadée, on émet des sons bruyants et des larmes font éventuellement leur apparition. A l’inverse du sourire, la motricité du rire n’est plus volontaire.

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A quel âge sourit-on pour la première fois ?
C’est un acte inné comme la succion. Dans les premières semaines de la vie, le sourire est un signe d’attachement : s’il n’y a pas de réponse aux sourires du nourrisson, leur fréquence diminue jusqu’à devenir nulle. On distingue :
-le sourire « réflexe » : dès la naissance, ces mouvements buccaux liés au sommeil font penser à des sourires.
-Le sourire « social non sélectif » : vers le 14e jour, déclanché par une personne chez un nourrisson éveillé. A partir de 5 semaines, le nourrisson sourit largement les yeux grand ouverts et répond à des stimuli visuels.
-Le sourire « social sélectif » : déclanché par les visages humains familiers.

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Le sourire est-il universel ?
Le sourire appartiendrait aux « universaux humains » ayant résisté aux influences culturelles, comme le rire ou les cris de douleur. On le considère comme inné et génétiquement déterminé puisqu’il apparaît chez des enfants sourds et aveugles de naissance.

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Les animaux sourient-ils ?
On trouve un rictus analogue au sourire chez les mammifères. Il indique, chez certaines espèces, un signal de fuite, de frustration ou d’inconfort. Chez d’autres, il indique la soumission ou l’attachement et il est plutôt un indicateur de contacts sociaux favorables. Un dominant apaise ainsi un dominé, un mâle persuade une femelle de se laisser approcher.

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Existe-t-il plusieurs formes de sourire ?
Certains distinguent le sourire « physique » du sourire « moral ». Le sourire physique serait une réaction mécanique due, par exemple, à une excitation légère du goût, de l’odorat ou de la vue. Le sourire moral, plus complexe, se diviserait en deux catégories : le sourire contrôlé « sans plaisir », motivé par les actes de la vie sociale où nous voulons être polis. Le sourire « avec plaisir» ou « vrai », qui accompagne les sentiments positifs. On parle aussi du sourire « commentaire » par lequel nous exprimons notre prise de distance avec le monde qui nous entoure : on peut ainsi, par un sourire, se sortir d’un embarras, sauver la face, montrer sa désapprobation par rapport à une situation, etc.

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Existe-t-il des sourires négatifs ?
Certains sourires n’expriment ni la satisfaction, ni le plaisir. C’est le cas du sourire « amer », provoqué par des goûts ou des pensées désagréables. Il met en jeu les mêmes muscles que le sourire de plaisir à l’exception des zygomatiques. On parle également du sourire « de mépris » qui exprime un sentiment de supériorité et s’accompagne d’un mouvement volontaire de haussement du nez ou du sourire « de défi » où les canines sont mises en évidence.

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Alexia Guggémos
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