Né en 1951 à Kyoto (Japon). Après
avoir réalisé des courts-métrages
au Japon, Keiichi Tahara opte pour une approche de la photographie
où sont privilégiés les jeux
d'ombre et de lumière, comme en témoigne
la série Fenêtres (1975-1980). En photographiant
à travers les impuretés d'une vitre,
il confère à la fenêtre une matérialité
et une certaine épaisseur. Avec des sourires
sur des lèvres de pierre. « Ce sont 32
pièces de tête antique », des tirages
argentiques sur verre, sont suspendus sur une vitre
(photo). Les photographies apparaissent en transparence
sur fond d'une nature efflorescente. « Parce
que le regard flotte, explique l'artiste, le sourire n'est jamais
fixe, mais animé de mouvement. »
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